J’ai réalisé plusieurs choses durant mon chômage, des choses qui auraient fait énormément plaisir à mon psy.

Si j’en avais eu un.
Je n’en ai pas et je suis le seul à pouvoir apprécier ou critiquer mes actions et ma paresse. Fin mars je paradais, oh oui je vais écrire un long métrage ; début mai je suis seul face au résultat d’un mois de vide total.
Je l’ai déjà dit ici, je ne crois pas au syndrome de la page blanche, je crois plus au bon moment pour écrire et au bon moment pour réfléchir. J’ai aussi lu quelque part que rien n’est fait tant que ce n’est pas écrit. Très juste.
Globalement, je n’ai rien foutu jusqu’à l’avant-dernier weekend d’avril. J’ai aidé une amie sur son scénario et puis soudain, paf, inondation de créativité et de motivation. J’ai écrit en cinq heures un synopsis à partir d’une idée attrapée au vol la veille alors que Twixt de Francis Ford Coppola commençait.

Au final, c’était plus pour la blague que pour du sérieux et lorsque je m’en suis rendu compte, tout s’est écroulé. Nous sommes début mai et je n’ai pourtant pas à frémir : il va s’agir d’un mois assez impressionnant, compliqué, studieux… et c’est bien. Les bonnes nouvelles attendront un peu, il faut se préparer.
Et il faut surtout fermer sa gueule. Plus je parle de quelque chose, moins je le fais. Alors chut.

Il est difficile de juger du succès à venir d’un travail produit.
Mais tout travail est utile : il permet d’affiner la plume. Rien n’est perdu.