C’est assez surprenant de se dire qu’il a fallu attendre mes 26 ans pour venir à Cannes pendant le Festival.
Les années précédentes je me suis toujours dit que je ne voulais pas y aller en groupie, à l’arrache, dépenser des fortunes pour espérer voir deux ou trois films comme un sauvage. En avril dernier, mon amie C. a passé un week-end à la maison pour que nous puissions travailler sur son scénario. En repartant, elle a remis dans ma machine une pièce et j’ai envoyé à la dernière minute un projet à un concours.
Me voilà donc actuellement à Cannes, pouf. Comme tout ça ne commence pour moi que lundi, je vous propose plutôt de lire le court-métrage que j’ai écrit. Un court-métrage qui a six ans ou presque, un texte qui me suit. C’était la première fois de ma vie que j’ai écrit quelque chose et que je me suis dit tout de suite après : « C’est comme ça qu’il doit être et pas autrement ». Sa structure, sa durée, tout me fait penser qu’il doit être exactement ainsi.
Chaque année je le sors de son tiroir, je le recommence et chaque année j’en reviens au même point.
Nous verrons bien ce qu’il se passera l’année prochaine.
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