Ce soir je vais voir The Dark Knight Rises.
Je suis content parce que c’est le deuxième gros film de cette année dont je n’ai rien vu ou presque, après Prometheus.

Sans me jeter des fleurs, il suffit de voir un trailer d’une minute trente pour tout de suite comprendre globalement de quoi le film va parler, les décors, les liens entre les personnages, quelle sera la grosse scène d’action ou le moment émotionnel. La bande annonce de The Dark Knight dévoilait par exemple le piège de Joker ou celle de The Artist montrait tout le film et quasiment toutes les scènes. Depuis le début de l’année je m’abstiens, que ce soit des films ou des jeux vidéo.
Pour The Dark Knight Rises, j’ai vu un teaser il y a un bout de temps, un stade de foot qui s’écroule, Joseph Gordon-Levitt qui ouvre une porte, etc. Donc ça va. J’ai vu bien sûr quelques images et je n’ai eu droit grâce aux réseaux sociaux qu’à deux misérables spoilers mineurs.
Je trouve que je m’en suis bien sorti.

Pour l’année à venir, j’ai fait pareil côté jeu vidéo : je n’ai pas vu de vidéo de Borderlands 2 ou de Assassin’s Creed III depuis des plombes et j’achèterai Sleeping Dogs les yeux fermés juste à cause de la liste de succès super excitante — amusant comme je refuse de me griller un jeu en évitant la bande-annonce mais que je me spoile les succès, non ?
Nous sommes assaillis, constamment, jour après jour, d’images et d’informations sur les films et les jeux ; à force d’être sur-informé, nous perdons tout sentiment de découverte, nous perdons ce qui fait parfois le cœur même d’un jeu vidéo. Le weekend dernier je suis allé voir Holy Motors. Il m’a fallu voir le nom de John Cassavetes s’afficher à l’écran pour réaliser que je m’étais trompé de salle — la faute au caissier. J’ai donc vu Faces, comme ça. Je ne savais pas de quoi ça parlait, qui jouait dedans, combien de temps ça durait… Rien. Et c’était bien.

PS : J’ai aussi vu Paris-Manhattan comme ça et je regrette un peu mais bon, allez.
Si tu peux retournes y pour voir Holy Motors, c’était bien. Aussi.