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#49 — Star Trek The Next Generation : la boucle est bouclée

By Le Yéti on 31 août 2011

Mes amis les plus proches le savent, je suis un immense fan de Star Trek que je considère même comme étant bien supérieur à Star Wars si toutefois il fallait les comparer (ce que je n’aime faire que pour énerver les fans de Star Wars). Et quand je dis « Star Trek », je considère tout d’abord la série originale, appelée TOS pour « The Original Series », comme ne faisant pas réellement partie de l’univers. Sa structure bordélique, ses effets cheap et sa faible profondeur des personnages ne jouent pas sa faveur.

Star Trek: Insurrection "Nice hat" #movie #tng #startrek

Non, je parle surtout de « The Next Generation » ou TNG. Le Capitaine Jean-Luc Picard, son second Riker, Data, Troy, Worf, LaForge, etc. Cette belle équipe a passé 7 saisons à écumer l’espace télévisuelle et marque, pour moi, la véritable naissance de la télévision américaine moderne pour deux raisons.
Premièrement, il y avait une véritable écriture d’arches et des personnages, certaines arches s’étendant sur plusieurs saisons et revenant même dans les films (nous verrons ça plus loin). Deuxièmement, et sans doute de manière plus importante encore, « Star Trek TNG » marque un tournant à la télévision américaine en étant diffusée uniquement en syndication — c’est à dire qu’au lieu d’être produite par une chaîne comme ABC ou NBC, la série est produite par Paramount pour être diffusée par qui voulait, quand il voulait et en particulier sur les chaînes régionales ou du câble, incapables à l’époque de produire une série de cette envergure. Je résume globalement mais la syndication avant TNG n’avait jamais atteint cette puissance : ce ne sont pas moins de 27 millions de spectateur pour le pilote de deux heures. La syndication en première diffusion reste rare aujourd’hui, puisque les chaînes, à force de se multiplier, cherchent la concurrence ; mais cette façon de fonctionner à propulsé le format 42 minutes avec le succès qu’on lui connaît aujourd’hui.

Star Trek: Nemesis "Engage" #movie #tng #startrek

Sept saisons et 178 épisodes plus tard, la série a marqué des millions des spectateurs et a transformé le visage de la science-fiction et de la fiction en générale à la télévision américaine. Si je vous en parle, c’est parce que la série a réussi l’exploit de se terminer et deux fois. La fin de la série, un double épisode de deux heures fait directement écho aux centaines d’heures de la série. Plus fort encore, il y a eu quatre films au cinéma : « Generations », « First Contact », « Insurrection » et pour finir avec « Nemesis ».
Il est important de noter que la qualité de la série et des films importent peu ici : il faut avouer que la saga se termine en beauté par deux scènes d’une splendeur incroyable. Pour bien les saisir, il faut que je vous raconte rapidement comment le commandant Riker, le bras droit du capitaine, et Data, un androïde, le seul de son espèce, se rencontrent. À bord de l’holodeck, une salle capable de créer des hologrammes hyper perfectionnés, Riker est envoyé chercher Data et il l’entend avant de le voir : il essaye de siffler un air que Riker reprend tout de suite.
Voyez-vous, Data est une machine mais sa quête d’humanité forme la colonne vertébrale de la série. C’est par lui que passent les questions d’ordre sociales, politiques, artistiques, émotionnelles… pour résumer : les questions humaines. Son personnage fait bien sûr écho au mythe de Pinocchio, cette marionnette en bois qui voulait devenir un vrai petit enfant. Tout au long de la série, il s’interroge sur tout et sert d’interface entre ce monde du futur et notre présent.

Star Trek: Insurrection "Data's Underwater Escape" #movie #tng #startrek

Revenons maintenant au dernier film de la série, Star Trek Nemesis. Après avoir découvert qu’il existait une copie de Data, moins avancée technologiquement, l’équipage est prise au piège dans un conflit entre Humains et Romuliens. Pour sauver la vie du capitaine Picard, Data se sacrifie et meurt.
Lors d’une scène très émouvante, tout l’équipage lui rend un dernier hommage et surtout Riker, qui se souvient de sa première rencontre avec Data et de cette musique. Plus tard, Picard, prêt à repartir à bord de son vaisseau, accueille double de Data et réalise que ce n’est pas la technologie qui manque à ce clone, c’est l’expérience, le vécu. Data était un enfant, il a grandi et il est devenu un adulte à part entière avant de mourir. Son double saura faire la même chose et Picard lui siffle le fameux air entendu pour la première fois dans l’holodeck.
C’est ainsi que se finit le film et la saga ; sans doute une des plus belles fins de toute histoire car elle donne la preuve que nous évoluons et que nous grandissons à chacune de nos aventures et de nos expériences. Qu’importe la destination, seul le voyage importe. Que nous n’existons que parce que nous marquons les gens autour de nous et que nous les faisons évoluer.

Star Trek: Nemesis "First time I say Data" #startrek #tng #movie

Problème : les fans. C’est simple, cherchez Star Trek Nemesis Ending sur Youtube et vous aurez droit à 150 nouveaux montages — ou charcutages — de fans mécontents, furieux et incapables de réaliser deux choses. Tout d’abord, la beauté même de ces séquences, qui font écho à la naissance même de Star Trek. Ensuite : les histoires vivent avec ou sans nous et il faut les accepter comme elles sont. Vouloir les changer, c’est les dénaturer, les maquiller, les corrompre.

Posted in Écriture | Tagged boucle, Écriture, fin, narration, star trek, the next generation, tng, tos
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