Nous regardons tous des séries et nous les apprécions tous différemment. Je déteste Weeds, tu aimes Boston Legal, soit. Il est pourtant évident que certaines séries sont géniales ou faites par des génies et on peut citer ici The Wire. Il y a aussi les séries efficaces, qui sont faites pour faire rire et sans aucune prétention. Il suffit de voir le petit texte que Chuck Lorre laisse à la fin de chaque épisode de ses séries, la fameuse Vanity Card. Vous pouvez toutes les lires sur son site.
Pour The Big Bang Theory, dont j’écume actuellement la quatrième saison, il n’y a que du classique et de l’efficace. Le setting, la technique sitcom, les rires, les décors, la réalisation… Tout est connu, du début à la fin. Il suffit de voir comment une petite blague lâchée à un moment est systématiquement réutilisée plus tard dans l’épisode ou comment les private jokes de la série se répète (les trois « Penny » frappés à la porte, les sarcasmes de Penny, la mère de Howard, etc.).
Tout comme j’apprécie énormément Graham Lineham (Father Ted, Black Books et The I.T. Crowd) pour ça, Chuck Lorre et ses comparses ne cherchent pas à être originaux ou innovants ; ils cherchent à (se) faire rire. Et ça marche : malgré la pauvreté des arches ou l’impression de revoir parfois les mêmes séquences, je suis accroché. Sans doute aussi parce que la série évolue sans bouger d’un iota : il existe depuis le début une quantité de choses — la relation homosexuelle latente de Raj et d’Howard, les faiblesses de Sheldon, la tristesse du personnage de Leonard, la déchéance de Penny — qui, petit à petit, sont tirés à la surface. Chuck Lorre, en pêcheur expérimenté, sait les sortir au bon moment, au bon endroit, avec la bon ton ; ce n’est pas jamais déprimant, jamais insultant et la plupart du temps très juste.
Bien sûr, The Big Bang Theory n’est pas la série du siècle. Mais tout comme la regrettée The New Old Christine (avec Julia Louis-Dreyfus), il y a du bon dans le classicisme et les vieilles recettes.


Moi je n’aime pas vraiment cette série, mais j’avais lu un article intéressant à son propos http://hoodedutilitarian.com/2011/01/one-brain-to-rule-them-all/
Mais en France on ne pense pas à ça comme ça puisque les chercheurs ici ne sont pas autant mieux payés que les serveuses.
Très bien l’article en effet. C’est surprenant comme cette série est bourrée de clichés gonflants mais que l’on accepte simplement parce qu’elle est positive. Ah mince, je suis con, ça s’appelle la télévision américaine.